Peinture chinoise ancienne représentant un paradisier, oiseau exotique au somptueux plumage blanc, gris et noir, rehaussé de jaune.
Perché sur une branche, l'oiseau incline sa tête vers un insecte en vol. Ses longues plumes blanches et ses fins ornements caudaux soulignent l'élégance de cette composition naturaliste.
Cette peinture chinoise de grand format est réalisée à l'encre et au lavis d'encre sur papier vélin portant le filigrane « J. Whatman 1836 ».
Les peintres chinois travaillant pour le marché occidental utilisèrent dès la fin du XVIIIe siècle des papiers européens, notamment le vélin anglais fabriqué par la famille Whatman. Sa surface régulière et sa qualité convenaient particulièrement aux peintures minutieuses destinées à l'exportation.
Les filigranes de ces papiers constituent aujourd'hui de précieux éléments de datation. Le filigrane « J. Whatman 1836 » présent sur cette œuvre permet de situer sa réalisation au plus tôt à cette date, pendant la période Daoguang de la dynastie Qing.
Des peintures chinoises d'exportation exécutées sur papier Whatman sont notamment conservées au musée Dobrée de Nantes.
À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, les peintures chinoises consacrées aux oiseaux, aux fleurs et à l'histoire naturelle connurent un grand succès auprès des collectionneurs occidentaux. Des ateliers spécialisés de Canton réalisèrent ainsi des œuvres destinées au marché européen.
Cette peinture s'inscrit dans cette production naturaliste par la précision du dessin de l'oiseau, l'observation attentive de son plumage et la finesse du décor végétal. Le paradisier, représenté sur une branche face à un insecte en vol, constitue ici le véritable centre de la composition.
La peinture d'oiseaux et de fleurs constitue en Chine une tradition ancienne, affirmée comme genre pictural indépendant dès l'époque des Song. Sous les Qing, cette tradition se poursuivit dans une peinture naturaliste minutieuse, notamment illustrée par Giuseppe Castiglione, connu en Chine sous le nom de Lang Shining, et par le peintre de cour Jiang Tingxi.
Les représentations d'oiseaux exotiques répondaient au goût européen pour l'histoire naturelle et les espèces découvertes ou mieux connues grâce aux voyages scientifiques. Le paradisier occupa une place particulière dans cet imaginaire par l'extraordinaire développement de son plumage.
En France, les oiseaux avaient également été représentés sur vélin par des peintres naturalistes tels que Nicolas Robert, puis par Jacques Barraband, collaborateur de l'ornithologue François Levaillant pour L'Histoire naturelle des oiseaux de paradis.
Dimensions : Peinture : 45 cm x 33,5 cm
Cadre : 63,5 cm x 54 cm.
Cette peinture, protégée par un encadrement de qualité, est demeurée intacte, sans réintégration ni repeint, et a conservé l'éclat de ses couleurs ainsi qu'une brillance presque métallique sur certains traits.
Le vélin a été confié à un atelier parisien spécialisé pour un simple nettoyage, principalement destiné à supprimer des traces d'humidité qui n'affectaient que certaines zones du fond et non le décor. Le passe-partout d'époque a été conservé malgré quelques fines déchirures et plis ; l'ancien carton a été remplacé par un carton de montage de type musée à réserve alcaline sur lequel le vélin est contrecollé.
La peinture est présentée sous son verre d'origine et dans son cadre d'époque Louis-Philippe, en bois doré à la feuille d'or et monté à clés. La qualité de l'encadrement, le grand format de l'œuvre, la finesse de son exécution et la délicatesse de ses couleurs témoignent d'une réalisation particulièrement soignée destinée au marché occidental.
Cette peinture provient d'une suite de cinq œuvres. Ce type de peinture chinoise de commande se présente généralement sans signature ; il en est également ainsi de peintures de la même période conservées au musée Dobrée de Nantes.
Chine.
Dynastie Qing.
Période Daoguang (1820-1850).
Cette peinture chinoise ancienne représentant un oiseau de paradis est vendue et demeure présentée sur notre site à titre documentaire, parmi d'autres œuvres consacrées à l'art chinois.
Si vous possédez une peinture chinoise ancienne comparable, représentant un oiseau exotique, des oiseaux et des fleurs, ou simplement des fleurs, nous vous invitons à nous contacter.
Antiquités Philippe Glédel